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Auguste Jean

VASE

VASE

Entre 1877 et 1884

Verre soufflé et modelé à chaud, décor polychrome émaillé, rehauts de dorure

H. 16 cm ; D. 11,5 cm

Cologne - Musée des arts appliqués (Inventar-Nr. F 1463)

© Musée des arts appliqués de Cologne

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- Collection de Gertrud & Dr. Karl Funke-Kaiser (Cologne).

- En 1986, don par Gertrud & Dr. Karl Funke-Kaiser au Musée des arts appliqués de Cologne.

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Petit vase sur pied circulaire à haut col évasé, pourvu de trois petites anses disposées sur la panse, en verre fumé translucide à décor émaillé polychrome, effets métallisés et rehauts dorés. Sa silhouette s’inspire directement des « lampes de mosquée » d’époque mamelouke, dont les formes furent largement réinterprétées par les verriers français du XIXe siècle dans le contexte du goût pour l’orientalisme. Les trois petites anses en verre translucide rose évoquent les anneaux de suspension de ces lampes.

À cette forme d’inspiration orientale s’oppose un décor résolument japonisant, couvrant l’entièreté du vase : motifs floraux et végétaux, poissons et cartouches polylobés accueillant des compositions géométriques inspirées des textiles traditionnels japonais. 

Auguste Jean n’est pas le seul verrier à s’être inspiré des lampes de mosquée mameloukes : Émile Gallé et surtout Philippe-Joseph Brocard en proposent également des réinterprétations. À la différence de Brocard, qui frôle parfois le pastiche, Auguste Jean associe ici une forme orientale à un décor japonisant, témoignant de l’éclectisme particulièrement inventif du XIXe siècle. Avec ses 16 cm de hauteur et ses proportions un peu écrasées, le vase s’éloigne d'autant plus des modèles historiques. Sa rareté est remarquable : un seul autre vase de forme comparable réalisé par Auguste Jean est actuellement connu, mais son décor est, cette fois, beaucoup plus directement inspiré du répertoire oriental.

État de conservation : Bon état

Signature : Signé au revers, sous la base : « A Jean ».

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